Fondements des
mathématiques
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Début de livre, chapitres de logique
Simplification
du
calcul propositionnel
Un
paradoxe de
la théorie des ensembles
Début de
livre, chapitres de logique
J'ai entrepris depuis plusieurs années d'écrire un
"livre" qui
regroupera la plupart de mes idées
sur les mathématiques. Je ne sais si je publierai un jour
cela
en tant que livre, actuellement c'est encore loin d'être
fini,
mais il y a déjà un début
intéressant et
c'est téléchargeable ici.
Objectif: refonder les mathématiques depuis leur
début.
Un peu comme Bourbaki...
Au lieu de détailler un grand nombre de sujets d'une
diversité comparable à celle de Bourbaki, il
s'agira de
se
concentrer
sur les bases, les notions fondamentales et
générales.
Caractéristiques de cette approche:
- C'est parfaitement rigoureux, tout ce qui est
démontrable
est démontré
depuis le début. Bourbaki avait cet objectif, sauf qu'ici
d'autres objectifs s'y
ajoutent, qui pourraient a priori sembler contradictoires entre eux et
avec celui-ci, mais il s'avère qu'il est parfaitement
possible
de tous les satisfaire en même temps :
- Mener des approches originales de la plupart des sujets: la
plupart des notions étaient déjà
essentiellement
connues par-ci, par-là, mais bon nombre d'entre elles
n'avaient,
à ma connaissance, pas été
présentées et reliées de la
manière ici
proposée. Seul le texte 2 rejoint en grande partie la
tradition
(plus ou moins un début de cours de théorie des
ensembles
de
première année universitaire); les
suivants en demeureront éloignés.
- L'accent est mis sur l'intuition, les
explications "philosophiques" et la signification profonde des choses,
du monde mathématique, sans être ralenti par des
développements fastidieux de
règles formelles et rébarbatives
c'est-à-dire qui
seraient longues manquant d'intérêts dans leurs
détails. Non que cela manque non plus de rigueur ou de
formalisme, au contraire, mais c'est précisément
le
formalisme employé qui produit et concentre la signification.
- Les outils développés sont
très puissants
et
généraux.
- Très rares sont les démonstrations
faisant plus
d'une demie-page, et la plupart ne font au plus que quelques lignes;
tous
les choix sont faits avec le plus grand soin pour un cheminement le
plus court et élégant possible, sans rien de
fastidieux.
Annonce:
J'aimerais bien
continuer la
mise au point et la rédaction mais cela fait beaucoup,
d'autant
plus en y ajoutant d'autres sujets plus philosophiques, et la traduction en anglais.
Chaque chose que je souhaiterais fair m'est possible (sauf la
programmation) mais non toutes; Quelqu'un
pourrait-il m'aider à cela ? En échange je
pourrais
offrir des
cours particuliers de maths ou de physique tout niveau
(dont
calcul
tensoriel et relativité générale).
Merci beaucoup.
(me contacter: trustforum at gmail.com)
Notes:
- Conventions parfois
personnelles,
pouvant être changées lors de mises à
jour: sur des sujets parfois méconnus ou n'ayant
pas
été traités
traditionnellement de la
manière que j'entreprends de faire, j'ai
été
parfois amené à
développer indépendamment des conventions
(notations,
terminologie), pouvant se trouver modifiées pour se
conformer
aux standards ou pour d'autres raisons; ces mises à jour ne
sont
pas toujours faites de façon simultanée sur tous
les
textes, laissant des incohérences provisoires entre les
conventions utilisées dans l'un et l'autre texte. Notamment:
- Correction de "espèce" en "sorte" pour se
conformer aux usages.
- Remplacement du mot "application" par "fonction" dans les
textes
1 et 2, pour désigner la même chose, et afin de
mieux
ressembler à l'usage anglophone "function", et pour sonner
mieux
en français même si c'est moins conventionnel (je
n'ai pas
besoin d'un ensemble de départ distinct d'un ensemble de
définition).
- Fin août 2010: renommage de "formule = terme ou
énoncé" en "expression = terme ou formule" et de
"omni-énoncé" en "énoncé"
dans math1.pdf,
restant à effectuer sur la suite.
N'hésitez pas à me
signaler vos idées d'améliorations et/ou
signalement
d'éventuelles conventions utilisées par d'autres
auteurs
qui vous sembleraient adéquates, pour d'autres notions que
celles que je viens de mentionner.
- Problèmes
de conversion en
html
: la conversion est faite avec TtH. C'est assez
pénible d'adapter
les sources tex pour être opérés ainsi,
et le
résultat n'est pas
parfait... dommage qu'il n'y ait pas mieux pour convertir du tex en
html sans mettre les formules en images (en effet je
préfère faire du html pur que de convertir les
formules
en images). De toute façon, il n'y a actuellement en html
que
l'ancienne version obsolète des premiers textes,
déconseillée.
- Une grande rénovation des textes 1 et 2 a
été
opérée en début 2010; une
dernière
relecture de ces textes pour finalisation est en cours. Il reste
à mettre au point un texte 1bis de commentaires
philosophiques, destiné à mettre en perspective
les
notions du texte 1, et qui peut être laissé de
côté dans un premier temps (en attendant qu'il
soit au
point). Tout le reste s'enchaîne logiquement de
manière
très serrée, et nécessite
généralement d'être lu attentivement
dans l'ordre
sans omission. En attendant vous pouvez lire d'autres parties de mon
site: la relativité
restreinte avec initiation à des notions de physique
fondamentale, ou mes textes
philosophiques
que j'estime aussi très intéressants, une sorte
d'application de la pensée logique au monde où
nous
vivons...
Voici d'abord le sommaire avec liens vers le contenu.
Plus bas figurent des commentaires : explication du plan,
originalité de l'approche et motivations.
1. Théorie
des
ensembles : 19 pages pdf.
1.1.
Qu'est-ce que la logique
mathématique
1.2. A propos de théorie des ensembles
1.3. Notions de théorie des ensembles: variables, ensembles,
applications et opérations
1.4. Objets, méta-objets, théorie du
modèle
1.5. Opérateurs et prédicats
1.6. Termes et énoncés sans variable
liée
1.7. Structures définies, classes, structures partielles
1.8. Variables liées en théorie des ensembles
1.9. Quantificateurs
1.10. Axiomes fondateurs de la théorie des ensembles
Partie 1 bis:
commentaires philosophiques (extraite de l'ancienne partie 1, encore
à l'état de brouillon).
2. Premiers
développements: 16 pages pdf.
2.1. Quelques
propriétés
des quantificateurs
2.2. n-uplets, familles
2.3. Autres operateurs entre ensembles
2.4. L'axiome des parties
2.5. Injections, surjections, bijections canoniques
2.6. Autres propriétés des fonctions
2.7. Quelques propriétés des relations binaires
sur un ensemble
2.8. Etude des relations d'équivalence
2.9. Axiome du choix
3. Correspondances de Galois
(18 pages pdf)
(il n'est pas question ici d'équations
algébriques, mais
seulement de correspondances entre ensembles ordonnés,
conformément à la définition
donnée dans
wikipedia)
3.1. Notions sur les
ensembles
ordonnés, correspondances de
Galois
3.2. Correspondances de Galois croissantes
3.3. Bornes supérieures et inférieures
3.4. Treillis complet
3.5. Théorème du point fixe
3.6. Préordre engendré
par une relation
3.7. Ensembles finis
3.8. Relation d'équivalence
engendrée, et autres
3.9. Relations
bien-fondées
4. Langages
et
théories (25 pages pdf)
4.1.
Les espèces
4.2. Langages
4.3. Structures relationnelles et morphismes
La suite n'est pas encore au point (il reste à faire
insertions,
réordonnements, corrections - la notation OL
a
été changée en OmégaL):
4.4.
Théories relationnelles
algébriques
4.5. Magmas
4.6. Algèbres
4.7. Condensation
4.8. Théories
algébriques
4.9. Propriétés
diverses
4.10. Ecritures et termes
4.11. Formules de la
théorie des modèles
4.12. Vérités,
démonstrations et contradictions
4.13. La dynamique des
théories
4.14. Définitions
4.15. La dynamique des
modèles
4.16. Invariants
4.17. Constructions
5. Brouillon
de la suite
(extraits
d'anciennes
versions, n'ayant pas eu leur place dans les textes 1 à 4,
vaguement réordonnés et
non encore retravaillées)
Autres
propriétés
des ensembles finis
Cardinaux et axiomes supplémentaires
Ce que le schéma de remplacement signifie vraiment
Algèbres
universelles
Puissance et logique d'ordre
supérieur
Axiome du choix de la logique d'ordre supérieur
Théorème d'incomplétude
Bilan et perspectives
Simulations de dynamiques externes
Plan prévu
pour
après modifications futures :
5. Retour sur la théorie des ensembles: axiomes et cardinaux
On introduira notamment une axiomatisation de la
théorie des ensembles comme présentée
dans les
numéros précédents, on discutera aussi
de l'axiome
de fondation et d'axiomes plus faibles que le schéma de
remplacement.
6. Algèbre
abordée sous l'angle de la théorie des
algèbres
universelles
Notions de
catégories,
monoïdes...
7. Calcul tensoriel
Espaces vectoriels en dualité.
La stratégie de définition du sens des
expressions
tensorielles sera la suivante:
1) Cas des arbres
2) Cas où il y a plusieurs composantes connexes qui sont des
arbres, à l'aide de la multiplication
3) Autres cas, à l'aide de décompositions en
sommes sur
des coupures qui ramènent aux cas
précédents.
...
Ancienne version en html
La version précédente avait
été
répartie en 4 pages html, non encore mises à
jour. Son
contenu se présentait ainsi
Commentaires sur le texte 1
Cela commence par une longue introduction philosophique sur les
fondements des mathématiques, les limites du platonisme, la
difficulté de principe à démarrer
quelque part le
développement des mathématiques, et le fait
qu'une
rigueur totale au démarrage des mathématiques
serait
impossible.
Mais à défaut de rigueur totale, va venir
l'effort
soutenu d'un maximum de rigueur et d'explication philosophique.
Cela commence par une sorte de théorie
philosophique des ensembles et des fonctions.
En effet la
tradition axiomatique ZF me semble très
inadéquate pour
démarrer les mathématiques, de sorte que je ne
présente pas ZF, mais seulement une ébauche de
système axiomatique encore incomplet, appuyé sur
diverses
explications. Il ne s'agit pas pour autant de nier ZF ou de faire des
choses incompatibles. Non: il s'agit uniquement de présenter
les
choses sous l'aspect de leur signification profonde, afin qu'elles
aient pleinement un sens à ce stade et permettent
d'introduire
ensuite le plus naturellement possible les mathématiques
"ordinaires". Et c'est justement sur la base de cette
compréhension philosophique, qu'on pourra dans la suite
(texte
5) expliquer pourquoi la théorie axiomatique ZF est
effectivement un bon choix dans son rôle propre, à
savoir,
un excellent outil à l'usage des spécialistes
pour
formuler les questions de prouvabilité ou au contraire
d'indécidabilité d'énoncés,
par exemple
l'hypothèse du continu.
Plusieurs pages d'explications sont consacrées à
expliquer philosophiquement : qu'est-ce qu'un ensemble ? Que signifie
vraiment le paradoxe de Russel (qu'il ne peut pas y avoir d'ensemble de
tous les
ensembles) ? que signifie vraiment la distinction des ensembles parmi
les classes ? un ensemble
peut-il appartenir à lui-même ? Sisi, c'est
très
sérieux !!! L'explication se base sur l'existence d'une
temporalité propre à l'univers
mathématique qu'il
est impossible de figer définitivement
(temporalité
expliquée avec au passage l'analyse sémantique
d'un
énoncé paradoxal qui signifie "Cette phrase est
bien
définie et fausse"). La distinction des ensembles parmi les
classes se résume ainsi: contrairement à un
ensemble, une
classe reste potentiellement capable de contenir des
éléments qui n'existent pas encore. Une classe se
définit en fait par la donnée d'un
énoncé
à une variable, qui énonce si un objet
donné lui
appartient ou non; ce n'est pas un
vrai objet mathématique appartenant au même
univers, faute
de pouvoir définir
formellement l'égalité entre classes par des
quantificateurs bornés par des ensembles. En effet, les
quantificateurs existentiels et universels doivent être
restreints à des ensembles pour être
interprétés (ainsi,
l'égalité entre
ensembles E et F s'écrit: (E ⊂ F et F ⊂ E)
). C'est
cette
compréhension de la distinction des ensembles parmi les
classes
qui permet d'expliquer le sens des axiomes.
Les objets admis comme primitifs sont donc: les
éléments,
les ensembles et les applications. Les couples et n-uplets sont des cas
particuliers d'applications. Plus loin est introduite la notion
d'opération, qui peut être vue de plusieurs
manières comme cas particulier d'application, et inversement
les
applications sont des cas particuliers d'opérations. Les
relations n-aires sont définies comme opérations
à
valeurs dans {vrai,faux}. Avec des termes x,y et un
énoncé P on définit le terme (x,y)(P)
comme valant
x si P est vrai et y sinon. On justifie philosophiquement qu'on obtient
bien des ensembles par les procédés:
compréhension; image d'application; union (d'un ensemble
d'ensembles); produit fini d'ensembles. Sont définies les
chaînes de "et", celles de "ou", ainsi que les
chaînes
d'implications ou d'équivalences. A la fin on
récapitule
les règles de constructions admises des termes et
énoncés.
Voir aussi ce
résumé que j'ai écrit pour
annoncer la mise au
point de la première quarantaine de pages en
décembre
2005 (que j'ai finalement encore retouchés par la suite).
Voir
cette discussion
de forum "qu'est-ce qu'un ensemble" (novembre 2007)
où je
réexprime synthéthiquement mon avis sur la notion
d'ensemble et la différence entre ensembles et classes,
ainsi
que les motivations générales de ce projet, et
où
vous pouvez poster vos commentaires.
Commentaires sur le texte 2
Le contenu est relativement traditionnel, mais toujours
réalisé avec le plus grand soin, au-dessus de
l'habitude.
Seuls points particulièrement notables en comparaison de la
tradition:
Définition et propriétés du
quantificateur
d'unicité.
Exposition détaillée et commentée de
l'axiome des
parties, et de son statut et de sa signification exceptionnels: c'est
le premier et principal postulat philosophiquement
injustifié
que certaines classes soient des ensembles, et ce fait est crucial car
c'est de là que viennent toutes les
indécidabilités des mathématiques. Ce
n'est pas
seulement un axiome mais aussi un enrichissement du langage de la
théorie des ensembles par l'opérateur qui
à tout
ensemble associe l'ensemble de ses parties, sans lequel l'axiome seul
serait impuissant.
Equivalence de cet "axiome" avec celui de la puissance d'ensembles.
J'ai oublié le qualificatif officiel des
énoncés
dont tous les quantificateurs sont bornés par des ensembles,
quelqu'un pourrait-il me le rappeler ?
La traduction de toute relation entre deux ensembles en une
application
par fixation d'une variable, à savoir lors de la bijection
canonique ℘(E×F)
≅ (℘(F))E,
est notée par une flèche style vecteur; de
même
avec une flèche gauche pour l'autre variable.
L'axiome du choix est exposé par motif de clarification mais
il
ne sera pas utilisé par la suite.
Commentaires sur le texte 3
Là viennent vraiment les choses sérieuses, une
grande
symphonie de mathématiques formelles faites d'une succession
parfaite de formules, de définitions et de
théorèmes, avec tout plein d'astuces renversantes
raccourcissant toutes les démonstrations. Voilà
donc une
occasion précoce de goûter à des
"vraies
mathématiques" qu'on pourrait qualifier comme de haut niveau
sauf que rien n'est fastidieux et cela n'utilise rigoureusement aucun
autre prérequis que le contenu des textes
précédents, pas même la notion de
nombre entier qui
est ici absente.
Mais à part ça, c'est bien gentil direz-vous,
mais que
diable viennent donc faire les correspondances de Galois dans un projet
ayant vocation à se concentrer sur ce qui est indispensable
aux
mathématiques de base ?
Eh bien, même si cela peut sembler dans un premier temps
être des choses compliquées en plus, il s'agit en
fait
d'un investissement qui sera nettement rentabilisé par la
suite,
en plus du fait de rendre parfaitement rigoureux tout ce qui peut
l'être, à la place de certaines idées
vaseuses et
autres impasses habituellement commises:
- Les notions de bornes supérieures et
inférieures
entrent dans un cadre systématique naturel tant pour leurs
définitions que leurs propriétés, qui
en facilite
l'usage.
- Il s'agit de structures et propriétés qui se
retrouvent
très souvent, notamment en algèbre et dans la
notion
d'espace topologique, ce qui permettra d'appliquer directement les
résultats ici obtenus au lieu de les redémontrer
à
chaque fois comme le fait la tradition.
- La notion d'ensemble fini est définie rigoureusement et
indépendemment sans dépendre de quelque axiome
(en
particulier, sans s'appuyer sur les nombres entiers), avec plusieurs
propriétés importantes (étude qui sera
complétée dans le texte 5).
- Le nécessaire pour trivialiser la démonstration
du
théorème de Cantor-Bernstein
- L'étude des relations bien-fondées permettra
notamment dans les parties ultérieures: de formaliser la
notion de terme comme système
mathématique et en justifier l'interprétation; de
comprendre l'énoncé de l'axiome de fondation dans
l'axiomatique ZF; de justifier les définitions par
récurrence; et de maîtriser plus rapidement les
nombres ordinaux.
- Cela éclairera également les rapports entre
fondement,
dynamique et réalité dans la théorie
des
théories qui sera exposée au texte suivant.
Rapide historique des mathématiques
(petit ancien chapitre qui était dans le texte de
maths et
n'y était pas vraiment à sa place)
La recherche en mathématiques a connu une progression
accélérée dans l'histoire. Depuis
l'étude
de la géométrie par les Grecs, des
progrès
importants n'ont été
réalisés qu'au cours
de ces derniers siècles avec par exemple l'étude
de la
mécanique céleste (Newton\dots ) puis de
l'élec\-tro\-magnétisme, accompagnés
d'outils
d'analyse mathématique, et aussi de l'algèbre
(résolution d'équa\-tions, nombres
complexes).
La théorie des ensembles n'a été
étudiée qu'au début du
20ème siècle
par Cantor. C'est surtout au vingtième siècle que
le
développement des mathématiques et de la physique
fondamentale a été explosif. En gros, les
théories
fondamentales de la science moderne au-delà des notions de
base
ont été découvertes dans la
première
moitié du siècle; puis, après une
restructuration
effectuée au milieu du siècle par le groupe
Bourbaki
(seulement en maths et non en physique), de très nombreux
développements ont été
réalisés dans
la seconde moitié.
Nous savons que le monde des mathématiques est infini et que
la
recherche ne s'arrêtera pas. Les voies de recherche possibles
sont très nombreuses, leur multiplication étant
désormais principalement limitée par le nombre de
mathématiciens, alors qu'ils sont toujours plus nombreux et
que
l'outil informatique facilite la rédaction et la diffusion
des
travaux de recherche.
La recherche nécessite de se spécialiser dans un
domaine,
puisque l'acquisition par une seule personne de toutes les
connaissances actuellement disponibles en mathématiques par
exemple nécessiterait quelques milliers d'années
d'études (!).
Cependant, en France, l'enseignement des mathématiques dans
le
secondaire (collège, lycée) et jusqu'aux
premières
années d'université reflète
très mal cette
richesse et ce foisonnement~: il est constitué d'un tronc
commun
qui n'a pratiquement plus évolué depuis la
``réforme des mathématiques modernes'' (dont la
mise en
place brutale, excessive et mal préparée vers
1968 a
été assez désastreuse pour un grand
nombre
d'élèves de cette époque, suivie en
quelques
années d'un retour à une situation plus
équilibrée), si ce n'est dans le sens de
l'appauvrissement des contenus.
La diversité et les derniers développements de la
recherche en mathématiques ne s'expriment pratiquement plus
qu'à partir du niveau Master (plutôt
même
deuxième année de Master).
Un grand nombre de mathématiciens restent en dehors de toute
application aux autres sciences; certains même ont horreur de
toute idée d'application, fiers de faire des
mathématiques ``pures''; mais une bonne partie des domaines
de
recherche en mathématiques sont de près ou de
loin
susceptibles d'applications, notamment en Physique.
Calcul propositionnel
Constatant que je n'arrive pas (du moins actuellement) à
concentrer mes efforts pour continuer assez vite la
rédaction de
mes textes, je
me mets ici à brader quelques pistes de recherches, qui
serviraient de base à la rédaction
envisagée.
La structure habituelle des cours de calcul propositionnel est
une
horreur: un langage choisi arbitrairement (symboles "implique" et
"non") qui aboutit à la nécessité
d'une dizaine
d'axiomes de calcul propositionnel choisis on ne sait comment (combien
exactement, au fait ?) pour former un
système complet d'axiomes (c'est-à-dire
permettant de
démontrer
toute formule universellement valide). S'ensuit une
démonstration de
ce fait (théorème de complétude du
calcul
propositionnel) qui prend un certain nombre de pages.
Or, tout cela est inutile, on pourrait faire beaucoup plus simple.
Il y a une manière de faire plus simple qui pendait
pourtant
au
nez depuis longtemps, c'est la notion d'algèbre de Boole.
Qu'est-ce qu'une algèbre de Boole ? C'est un anneau
idempotent
(i.e.
où pour tout x, on a x.x=x). Or un
théorème bien
connu
(utilisant l'axiome du choix; ou, pour le résultat ici, il
suffit
d'avoir un bon ordre sur l'ensemble des variables propositionnelles)
dit
que dans tout anneau non nul il existe un idéal maximal, et
que
donc
en quotientant par cet idéal on obtient un corps.
L'idempotence
appliquée
à ce corps donne que c'est Z/2Z.
Or, cette axiomatisation de la notion d'algèbre de
Boole
entre dans
le cadre des algèbres universelles, donc toute
égalité dans un tel anneau donné par
générateurs et relations se démontre
par une
chaîne d'égalités dont chacune est la
simple
utilisation d'un axiome.
Donc, si dans une algèbre de Boole donnée par
générateurs et relations (donc une
théorie du
calcul propositionnelle), le 0 est
égal au 1 (la théorie est auto-contradictoire),
cela est
démontrable
suivant cet algorithme (et plus généralement si
un
élément
est égal à 1, son égalité
à 1 est
démontrable).
Sinon, l'anneau est non nul, donc il admet un morphisme dans Z/2Z
(respectivement:
toute proposition indémontrable a un contre-exemple).
Mais il y a encore d'autres manières de formuler
les
formules et les démonstrations qui collent naturellement
à la
nature de ce problème et qui devrait donc aboutir
à des
algorithmes
plus puissants.
D'une part, faut-il vraiment signaler ce qui devrait aussi crever les
yeux,
comme algorithme capable de vérifier en temps fini si une
formule
donnée entre variables propositionnelles est une tautologie
ou
pas, il suffit de prendre une
à une toutes les combinaisons possibles des valeurs des
variables et
de regarder si ça marche dans tous les cas. C'est du
bête
calcul
booléen que les ordinateurs sont capables de faire
à
toute
vitesse.
On peut rétorquer à cela que la
complexité de ces
calculs
est exponentielle par rapport au nombre de variables, ce que je vous
accorde.
C'est donc bon pour des grandes formules qui
répètent
beaucoup
les quelques mêmes variables, moins bon pour celles qui
s'étendent à
plus de variables, d'où l'intérêt d'un
calcul
formel
sur les propositions.
Alors, voici comment implémenter un tel calcul de
manière efficace:
Définissons une formule propositionnelle F comme
étant un
ensemble
fondé sur les variables propositionnelles (autrement dit tel
que
pour
tout ensemble X auquel F appartient, il existe Y dans X dont
l'intersection
avec X est un ensemble de variables propositionnelles) et
héréditairement
fini (l'union de F, de ses éléments, des
éléments
de ses éléments,... est fini)
(dans la suite, les symboles A,B,C désigneront de tels
ensembles).
Le singleton représente le non, l'ensemble
représente le
"ou"
entre les négations.
Ainsi, {A,B,C} signifie (non A ou non B ou non C), ou si on
préfère, non(A et B et C).
{A,B,{C}} signifie: ((A et B) implique C).
On peut ajouter le vrai (V) et le faux (F) comme constantes
propositionnelles, mais on peut aussi les construire comme
étant: F={} (ensemble vide), V={{}}.
Ensuite, il faut introduire des règles de
simplifications,
chaque règle faisant passer d'une formule (en tant
qu'ensemble)
à une
autre (un autre ensemble) plus simple qui lui est logiquement
équivalente. Il me semble (à vérifier,
je n'en
suis pas sûr - ou bien
en modifiant légèrement l'expression des
règles du
genre
échanger A avec {A}) que la relation
d'équivalence
engendrée
par ces règles est équivalente à:
quelle que soit
la
succession de simplifications appliquées à partir
de
chacune
jusqu'à ne plus pouvoir simplifier, on aboutir à
la
même
formule.
Ces règles sont les équivalences suivantes (le
symbole ~
désignant
l'équivalence tautologique entre
énoncés):
- tiers exclus: {{A}}~A
ce qui donne notamment les simplifications:
{{{A}},B}~{A,B}
{{{A}},A}~{A}
mais aussi avec deux:
{{{A,B}},C}~{A,B,C}
et en général, en notant u le symbole d'union, si
A est
un
ensemble:
{{A}}uB~AuB
ce qui permet d'éliminer les singletons dans l'expression
d'une
formule
hormis ceux des variables.
- Tout V dans un ensemble peut être
éliminé (mais
on
peut voir ça comme cas particulier du cas
précédent à
cause de la construction de V). Ainsi:
{V,A}~{A}
- Tout F est absorbant:
{F,A,B,...}~{F}~V
- Règle de substitution : Tout
élément d'un
ensemble est substituable à V à
l'intérieur de
tout autre élément (ça, je suis
beaucoup moins
sûr que ça passe la proposition ci-dessus).
Par exemple:
{A,{A,B}}~{A,{V,B}}
{A,B,{{C,D},{D,A,{E,B,{C,D}}}}}~{A,B,{{C,D},{D,V,{E,V}}}}
à son tour simplifiable...
Remarque: je n'avais d'abord formulé la
règle de
substitution que comme règle d'inférence entre
formules
démontrées, lesquelles n'étaient
considérées que comme formant liste
ouverte d'ensembles où chacun de ces ensembles est
substituable
par
V dans les autres ensembles, sans remarquer que cette liste se comporte
elle-même
comme un ensemble parmi les autres. Pour que ça forme un
système
formel complet du calcul propositionnel, j'ai été
amené
à formuler l'"axiome d'Aristote":
Si (A implique B) et (B implique C) alors (A implique C).
Ce qui donne (en remplaçant C par sa négation):
V~{{A,{B}},{B,C},A,C}}.
qui rendait enfin le système complet.
Mais je m'aperçois que la règle de substitution
démontre l'axiome d'Aristote allègrement et rend
donc son
introduction inutile, sauf que je doute fort que
l'équivalence
de deux formules par la relation
d'équivalence engendrée par ces règles
(qui est en
tout
cas complète pour le calcul propositionnel) s'obtienne par
égalités
de leurs formes minimales (par simplifications) respectives
(à
vérifier).
Histoire de
rigoler, ou de faire des
cauchemars
Il y a un super paradoxe de la théorie des ensembles, mais
dont
je
déconseille l'étude aux jeunes esprits qui
risqueraient
de
passer des nuits blanches jusqu'à douter de la consistance
des
mathématiques ;-). Heureusement, la démonstration
paradoxale en question
étant
assez ardue (et reposant sur des définitions et
résultats
standard
omis ici), a de bonnes chances de n'être pas compris par ces
esprits
fragiles, en sorte de ne pas les affecter.
Remarque: il y a 2 autres sujets qui explorent essentiellement le
même fond paradoxal, avec à peu près
les
mêmes tenants et aboutissants bien que sous des aspects un
peu
différents par ailleurs, et, peut-on dire,
complémentaires:
1) le paradoxe
de Banach-Tarski
2) L'axiome
de symétrie de Freiling
Voici:
Croyez-vous à l'axiome du choix ? Rappelons un de ses
énoncés: tout produit d'ensembles non vides est
non vide.
Intuitivement, si on pense que chaque ensemble de parties d'un ensemble
contient vraiment toutes les parties, même celles qu'on ne
peut
pas construire, alors il semble raisonnable
de penser que l'axiome du choix est vrai.
Plus précisément, cela s'appuie sur l'intuition
suivante:
pour
chacun des ensembles non vides en question, on tire "au hasard" un de
ses
éléments, et l'ensemble de tous ces hasards
formera
l'élément
recherché. Bien.
Pendant qu'on y est, on peut aussi tirer au hasard un nombre
réel entre
0 et 1: tirons chaque chiffre de son développement binaire
au
hasard,
et le tour est joué. C'est d'ailleurs à
celà
justement
qu'on reconnaît que l'ensemble R des nombres réels
qu'on
manipule
est bien l'ensemble de "tous les réels" sans en oublier: par
le
fait
que si on tire un nombre réel au hasard par ce
procédé, on tombe effectivement dedans.
En effet, un faux ensemble des réels (un ensemble
de certains
réels
stable par les opérations) devrait être
carrément
plus
petit puisqu'en le translatant par un réel
qui n'est pas dedans on obtient un autre ensemble aussi gros et
disjoint du
premier. Donc son anomalie serait repérable par le fait
qu'en
tirant
un réel au hasard, on n'aurait pas plus de chance de tomber
dans
l'un
que dans l'autre, soit finalement une chance nulle. Bien.
Ensuite, un théorème déduit
de l'axiome du
choix dit
que tout ensemble admet un bon ordre, en particulier l'ensemble des
réels
entre 0 et 1.
Choisissons donc un tel bon ordre o sur [0,1], et
définissons
l'application
f de [0,1] dans lui-même défini par:
f(x)= la probabilité qu'un réel tiré
au hasard
dans
[0,1] soit plus petit que x pour l'ordre o.
De manière évidente, f est une fonction
croissante de
[0,1]
muni de l'ordre o vers [0,1] muni de l'ordre habituel.
Or, un théorème dit que toute fonction croissante
d'un
ensemble
bien ordonné vers R ne croît que par
discontinuités, c'est-à-dire
que sa variation est la somme sur x des f(x) - (sup f(y) pour
y<x)
(vérifiez
!)
Maintenant, posons-nous la question: si on prend deux réels
x et
y
au hasard dans [0,1], quelle est la probabilité que
x<y pour
l'ordre
o ?
Si on tire d'abord x puis y, on trouve 1/2(1+somme des
carrés
des
discontinuités).
Mais si on tire y avant x...
Remarque: la construction d'un bon ordre sur [0,1]
nécessite
de
prendre un réel dans TOUTE PARTIE non vide de [0,1], ce qui
est
une
autre affaire que de tirer chaque décimale binaire au
hasard.
Mais
cela ne devrait pas gêner en fait, puisqu'en restreignant le
tirage
aux parties P telles qu'un nombre aléatoire aura au moins
une
chance
sur deux de tomber dedans (ainsi, si on ne tombe pas dedans la
première
fois il suffit de recommencer), on aboutit de toute manière
à
une variante du même paradoxe: cela donne un bon ordre sur
une
partie
de [0,1] sur laquelle on a une chance sur deux de tomber. A moins que,
bien
qu'on ait toutes les chances de trouver un
élément d'une
partie
P donnée à force de réessayer si
à chaque
fois
on a une chance sur 2 de tomber dedans, le risque ici nul de ne jamais
y
arriver risque de devenir beaucoup plus grand, quand il s'accumule sur
l'ensemble
de toutes les parties P en question. Mais passons.
En fait, la convention communément admise veut que
tirer un
réel dans chaque partie soit possible
conformément
à l'axiome du
choix, mais que tirer SUIVANT UNE LOI DE PROBABILITE DONNEE
(à
savoir
ici, de manière uniforme), un nombre réel
aléatoire dans
[0,1] soit impossible.
Une loi de probabilité dans un tirage aléatoire
étant uniquement quelque chose de défini comme
approximations successives (tirer les 100 premières
décimales au hasard, continuer avec les 1000 suivantes...)
et
non comme quelque chose d'actuellement infini.
Autres:
Le cours de théorie des
ensembles de Martial Leroy est provisoirement
hébergé ici.
Commentaires des textes de D.Moiseti
sur la
théorie des ensembles
Voir aussi un bout de
mon cours d'algèbre linéaire qui
n'était pas super
adapté au niveau des étudiants de 2ème
année ici.
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restreinte suivant une
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